marylin_warhol

 

Andy Warhol - Marylin - 1964

I wanna be loved by you ...

L'accroche transpire le glamour et l'amour, n'est-ce pas ? 

En réalité, il n'en est rien, mais alors rien de rien. 

Aujourd'hui je vous fais une confession. Celle que j'ai bien du mal à assumer aux regards des personnes que je côtoie. 

La faute à un tabou  : j'ai nommé le pou. 

Ne pars pas, je sais, à la lecture de ce mot de trois lettres, presque aussi insignifiant que sa taille, j'ai développé chez toi l'envie irrésistible et incontrolable de te gratter la tête. Tu sens des démangeaisons alors que tu as lu une consonne suivie de deux voyelles, auxquelles tu as imaginé la marque du pluriel,  étant donné le caractère généreux de ces parasites. 

Pardon, mais mille fois pardon ! 

Je connais exactement ce ressenti, ce besoin de s'assurer que c'est un mauvais tour de l'inconscient et qu'évidemment ton cuir chevelu n'est le refuge que des caresses de la brosse et des mains de l'amoureux(se). 

Mais reste ! promis je ne te vends rien. Ni du rêve ni un produit miracle. Les deux relevant de l'impossible dans le cas présent. 

Aux têtes à poux anonymes, car c'est bien le profil que j'affiche (hormis le cercle très privé), je peux vous dire que mon passé a été marqué par une invasion de bestioles en septembre 1989. Comment je m'en souviens ? parce que c'était la rentrée des classes du CM1 et que toute la classe a eu droit au shampoing Marie-Rose qui décape le crâne comme le Cif crème et l'éponge grattante décollent les résidus au fond de la baignoire. 

Relégué aux mauvais souvenirs, je n'ai eu comme expérience que le réflexe de démangeaisons à l'évocation de leur nom. 

Pourtant on peut dire que j'avais choisi un secteur d'activité estampillé voie royale. 

Je souriais même quand on me rappelait à l'ordre : "méfie-toi, attache tes cheveux". 

Pas moi ! j'en ai eu une fois et ça ira. 

 


 

Mais ça c'était avant !

Pour la première rentrée des classes de notre fille, nous lui avions fait le baptême du feu, avec un shampoing préventif pas agressif mais qui sentait horriblement fort (bonjour la discrétion !) au nom explicite de Balépou. 

A chaque affichage du panneau redouté "poux à l'école", je retenais mon souffle et partais à la recherche de bestioles, ou plutôt à la vérification de leur absence. 

Mais il y a eu un manque de ma part, ou un sacré manque de bol que j'ai payé doublement. 

Mars 2017, sortie du film La belle et la bête. Le rapport ? 

Nous sommes allées, mère et fille, au cinéma. 15 minutes de bandes-annonces, 2H09 de film. 

A aucun moment nous ne nous sommes doutées que la bête était en train de coloniser nos têtes. 

Le lendemain, nous avions la confirmation qu'un squat capillaire avait eu lieu. 

Au secours ! 

Vite Google dit nous ce qu'il faut faire. 

Hélas trop de méthodes découragent plus qu'autre chose. J'ai cliqué sur tous les "putaclick" "35 méthodes pour tuer les poux", "10 trucs anti-poux", "50 recettes de grands-père contre les poux" ... pour au final ne plus savoir que penser et être encore plus démunie : mayonnaise, huile d'olive, lavande, shampoing bio, shampoing chimique, RDV avec un parasitologue ...

 


 

L'inconditionnel shampoing anti-poux

Appel en détresse à la maman d'un copain de classe, victime d'acharnement de générations de poux. 

Achat de produits sur ses bons conseils et son expertise du sujet hélas.  

Shampoing anti-poux soft, après-shampoing au romarin, peigne, un kit de la marque Moraz à 15.90 €, déniché par Monsieur après recherche des points de vente sur le site de la marque et coups de fil passés aux rares pharmacies citées pour s'assurer des stocks. La croix ! 

3 jours consécutifs à laisser poser le shampoing 15 minutes. A avoir les yeux qui brûlent même en s'essuyant pendant la pose du produit. 

Du démêlage, du passage de peigne pour ne voir pas grand monde. 

La bataille a été menée. Des passages de peigne le plus de fois possibles dans la journée. 

 


 

La bataille rangée : les techniques incontournables et l'action de dernier recours

A savoir : le pou meurt à 55 °C.

 

  • Les lessives 

Partant de ce constat, les textiles (vêtements, linge de lit, linge de toilette, peluches) doivent être lavés à 60°C. 

Oui, mais pour certaines pièces ça signifie les flinguer au lave-linge. 

Dans ce cas il faut les mettre en quarantaine dans un sac poubelle bien fermé et les mettre à l'abri de l'humidité et de la chaleur pendant 10 jours. 

Mère Denis ! des lessives par dizaine. Alèses, draps, couettes, coussins, et deux fois par jour en cas de sieste, pareil pour les pyjamas, deux par jour. Heureusement on a de quoi faire du roulement et on peut compter sur la météo clémente pour le séchage. 

 

  • Le fer à lisser

Si le sèche-cheveu est un pur bonheur pour l'ennemi, la version hot du fer à lisser les crame sur place. 

Le hic c'est que le fer à lisser ne peut pas être passer sur les premiers centimètres des racines, là où hypothétiquement l'ennemi se sert en mode happy hours. 

 

  • La méthode aussi surprenante que radicale

Le petit peigne ne fait pas de miracle. Les dents ont beau être serrées, selon la taille de l'ennemi c'est encore un coup de filet râté. 

Etant prête à tout, sauf à raser nos crânes, j'ai eu l'idée saugrenue d'utiliser le Dyson à main. 

Avant de me lancer, je me suis assurée que la voie avait été testée bien avant moi. Mais ça me semblait efficace et sans danger. 

Non, je n'étais la seule dingue pour qui la guerre de territoire devait être menée quel que soit le moyen. 

Mèche par mèche avec le peigne à queue, en aplatissant les cheveux, j'ai donc passé le bec suceur sur le crâne de notre fille. 

Terrifiée à l'idée de cet acte, à l'approche du 1er avril, suspectant une blague de mauvais goût, elle n'en menait pas large. Moi non plus car je savais que ce moment serait gravé à jamais dans nos anecdotes de famille. 

J'avais vraiment en ligne de mire l'idée de les aspirer plutôt que de leur laisser le temps de grossir et de finir sur le peigne. 

J'ai pu via mes recherches internet découvrir que des aspirateurs dotés de peigne étaient commercialisés et que des salons parisiens et en province en étaient dotés. 99 € la séance d'1h30 pour de scheveux longs. 

 

A ce jour, après une semaine de répit pour le shampoing, nous avons refait les 3 jours de traitement. 

Je crois sans vouloir m'avancer qu'on a gagné la guerre des poux depuis la première session de shampoings mais c'est terrible comme on se sent encore potentiellement infestés. 

 

J'espère que vous pourrez partager nos techniques de combat, et surtout que vous n'en aurez pas à titre personnel. 

La seule chasse qui devrait être autorisée est celle des oeufs de Pâques

 

blanche

 

P.S. : je remercie les copines de toujours que j'ai largement sollicité, qui m'ont donné d'autres marques de produits (Poutix et je ne sais plus quoi). En espérant ne plus avoir à dialoguer sur ce sujet. Oui, je suis candide mais j'ai espoir que ce soit la der des ders.